SAMEDI DE L’APLAAL : Les fleurs d’Adonis et la toile d’Arachné.

Les fleurs d’Adonis et la toile d’Arachné. Lire les Métamorphoses d’Ovide, d’hier à aujourd’hui.

Le mois prochain l’APLAAL vous propose son samedi au musée du Louvre Lens pour profiter des derniers jours de l’exposition « Métamorphoses » mais surtout assister à une conférence et lectures de textes par  Florence Klein, maître de conférences en langue et littérature latines à l’université Lille 3, et Juliette Lormier, professeur agrégée, doctorante à l’université Lille 3.

Florence Klein reviendra sur la façon dont on lisait Les Métamorphoses au Ier siècle et sur les manières diverses dont on peut encore lire l’œuvre ovidienne. Tout au long de cette conférence, Juliette Lormier nous fera entendre des extraits des Métamorphoses en prononciation restituée pour une approche concrète et physique du texte.

Date : samedi 12 mars de 15h30 à 17h
Lieu : Louvre Lens, à l’auditorium du Centre de ressources
Tous publics.  
Gratuit.
Renseignements et réservations au 03.21.18.62.62

Voici le programme alléchant des deux conférencières :

Les Métamorphoses d’Ovide sont une œuvre étonnante. Feignant d’abord de vouloir raconter l’histoire du monde de sa création jusqu’à la naissance de son auteur, en 43 av. J.-C., le poème s’égare à dessein dans les méandres de la mythologie, contant au passage quelque deux cent cinquante histoires de métamorphoses légendaires, de dieux amoureux changés en animaux insolites, de nymphes ou de jeunes gens devenus arbres et fleurs, d’artistes punis pour leur impiété et leur talent. Quelques-unes de ces nombreuses « transformations des corps en des formes nouvelles » font le sujet des œuvres rassemblées dans l’exposition Métamorphoses au Louvre Lens.

L’œuvre ovidienne n’a cessé d’inspirer les peintres et les sculpteurs. Pour l’histoire de l’art – comme pour la littérature – de l’Occident moderne, elle a joué le rôle d’un immense et précieux répertoire de mythes, où les artistes ont puisé leur inspiration à loisir. Mais peut-elle être, de nos jours encore, plus que cela ? Pourquoi lire les Métamorphoses aujourd’hui ? Et comment lire ce texte, immense et monstrueux ? Comme une anthologie où cueillir telle histoire, telle légende, au gré de ses envies, ou comme une œuvre unique et complexe, à parcourir dans sa continuité pour en saisir toute la richesse de sens ? Les deux à la fois ?

Maître de Conférences en littérature latine et spécialiste de la poésie ovidienne, Florence Klein reviendra sur la façon dont on lisait les poèmes au Ier siècle av. J.-C. pour observer, surtout, la manière dont le texte d’Ovide lui-même demandait (et demande toujours) à être lu. On verra alors qu’aujourd’hui encore ce poème peut être lu de manières diverses, légères fleurs nées du sang d’Adonis et dispersées par le vent, fine toile arachnéenne dont le subtil tressage relie entre eux les mythes qu’elle juxtapose.

Mais la lecture sera également abordée par son côté concret, physique et sonore. Tout au long de la conférence, Juliette Lormier, doctorante, spécialiste des questions de rythme en poésie française et antique, fera entendre quelques extraits des Métamorphoses en prononciation restituée (à la façon dont les Anciens disaient leur poésie, donc) et en lira de nombreux passages dans la traduction, encore inédite (elle paraîtra en janvier 2018 aux éditions de l’Ogre), de l’écrivaine Marie Cosnay.

L’APLAAL était encore et toujours dans le cortège (cette fois à Lille, le 26 janvier)

Quelques photos, avec nos banderoles désormais célèbres dans la presse nationale (cette fois pas de toge, mais toujours le laurier) :

Et une interview dans le JT de France 3 Nord Pas-de-Calais. Bon, les langues et cultures de l’antiquité ne sont pas « mortes » mais au moins on a pu signaler les inégalités territoriales (à partir de 5’15)…


19/20 Nord Pas-de-Calais

Samedi de l’APLAAL : atelier d’écriture et rencontre avec Marcel Bénabou

zazie

L’association Zazie Mode d’Emploi nous invite à son atelier d’écriture le samedi 27 février.

Deux moments sont proposés :

– Un atelier d’écriture dans le cadre des Zécritoires du samedi matin, de 10h à 13h.
Coraline Soulier animera l’atelier en l’axant sur la littérature antique.
– Une causerie avec Marcel Bénabou sur la littérature à contraintes dans l’Antiquité de 15h à 17h.
Médiathèque de Lille Sud (11 rue de l’Asie)Renseignements & réservations : 03 20 53 07 62

 

Vous pouvez assister à l’un et/ou l’autre moment.

Et pourquoi ne pas déjeuner tous ensemble au resto?
 Nous espérons vous voir nombreux!
Valete!

L’Atrébate, ce Gaulois de l’Artois !

Courez au musée Arkéos !

Pourquoi visiter ce nouveau lieu de culture ?

1ère bonne raison

Jusqu’au 16 mai le musée accueille une nouvelle exposition temporaire intitulée: « L’Atrébate, ce Gaulois de l’Artois ».

Cette exposition, créée par l’association Gallia Romana, s’attache à faire connaître le mode de vie des Atrébates, en sortant des clichés traditionnels sur les Gaulois. Des fac-similés permettent au public de manipuler des objets utilisés à cette époque.

Ces nouvelles connaissances s’appuient sur les résultats des fouilles archéologiques récentes, à l’image des plans de fouille, descriptifs et objets qui sont exposés dans la même salle par l’équipe de médiation d’Arkéos.

2ème bonne raison

Le musée (prochainement musée-parc) Arkéos, en plus d’avoir vu le jour récemment (juin 2014), est une mine d’informations sur l’histoire du vaste territoire du Douaisis. De nombreuses maquettes, de nombreux objets archéologiques, une intéressante frise du temps qui permet à chacun de faire correspondre la petite et la grande Histoire de l’Homme sur ce territoire et dans le Monde. Des événements y sont régulièrement organisés. L’équipe des médiatrices du patrimoine propose quant à elle de nombreux ateliers pédagogiques !

Obtenir plus d’informations sur l’exposition.

Connaître l’association Gallia Romana.

Visiter le site du musée Arkéos.

 

Défendre le latin… et la production industrielle !

Des ouvriers preexclusivite-la-bande-annonce-sous-titree-du-nouveau-nanni-moretti-mia-madre,M209115nnent d’assaut leur usine gardés par la police : c’est ainsi que commence le dernier film de Nanni Moretti. Mais c’est un film dans le film, tourné par le personnage central, Margherita, dont la mère et mourante. Quel rapport avec le latin ? C’est justement la discipline qu’enseignait la mère, aujourd’hui en retraite, et qui fait souffrir la fille adolescente Livia.

Décalages et parallèles

Tout est ici légèrement de travers : Margharita est trop obnubilée par son travail pour s’occuper comme elle le devrait de sa fille, dont elle a quitté le père, et de sa mère, dont elle refuse d’admettre la fin prochaine. Heureusement que son frère est là pour l’aider à tisser les liens – frère joué par… Nanni Moretti, le réalisateur ! L’acteur vedette du film de Margharita (irrésistible John Turturro, américain d’origine italienne) est à moitié fou, et incapable de mémoriser les visages et les répliques (d’autant qu’il ne parle pas l’italien). L’action est censée se dérouler à Rome, mais nous n’en verrons rien : nous devrons nous contenter de Turturro hurlant « La Roma di Fellini ! » Et la disparition qui menace le latin fait écho à la fermeture programmée de l’usine dans un parallèle étrange.

Agoniser ou lutter ?

Mais après tout, n’est-ce pas un même mouvement général qui désindustrialise et assèche la culture, en Italie comme en France ? Tout ce qui n’est pas rentable doit disparaître : à cet égard, l’étude des langues anciennes est embarquée dans la même galère que la production industrielle dans les pays où « le-coût-du-travail-est-trop-elevé ».

A la rengaine utilitariste de l’adolescente (« Pourquoi j’ai fait Lettres classiques ? A quoi ça sert le latin ? »), répond la menace de l’homme d’affaires venu des Etats-Unis pour augmenter l’usine en réduisant les effectifs : « Si vous n’acceptez pas mes conditions, je ferme. » Pourtant, « c’est très utile le latin – mais je ne sais plus pourquoi, » dit Margherita à sa fille. C’est sa grand-mère mourante qui va aider l’adolescente, en lui rappelant la règle fondamentale : ne jamais s’arrêter à la première entrée du dictionnaire quand on traduit un verbe. Et son oncle lui donnera un coup de main en lui rappelant qu’en latin, avoir peut se dire avec le verbe être. Comme les ouvriers du film, ils tiennent bon. L’usine reste occupée, la bibliothèque aussi.

« Mia Madre » de Nanni Moretti, actuellement en salles. Avec Margherita Buy, John Turturro, Giulia Lazzarini, Nanni Moretti,Beatrice Mancini

Vincent Flament

Samedi de l’APLAAL : Veni, vidi, ludique

veni vidi ludique     Ce mois-ci, le samedi de l’APLAAL se déroulera le 21 novembre, au Forum de Bavay afin de visiter l’exposition Veni, Vidi, Ludique, Jeux et jouets de l’antiquité puis d’échanger sur notre pratique du jeu dans notre pédagogie.

     L’après-midi se déroulera de la façon suivante :
14H15 : rendez-vous au Forum. Tarif de groupe à 3 euros.
14H30 : visionnage du film Retour à Bagacum II
15H 16H : visite de l’exposition
16H 17H : atelier plus particulièrement dédié aux professeurs de LCA autour de l’exploitation pédagogique de l’exposition mais aussi échange autour de nos pratiques du jeu dans notre pédagogique : jeux antiques, jeux modernes adaptés à des thèmes mythologiques ou historiques, à l’étude de la langue, fabriqués par nos soins ou avec les élèves, etc.

                                          Attention : spécial parents !
Si vous avez des enfants, vous avez la possibilité de les inscrire à un atelier en précisant leur âge. Le Forum de Bavay a l’amabilité de proposer des ateliers pour deux tranches d’âge : 3-6 ans et 7-12 ans. Attention, le délai est très court pour le musée qui nous propose un animateur : avant vendredi 06/11. (Tarif : 5 euros)

     L’inscription se fait par mail à l’APLAAL : aplaal5962@gmail.com

     N’hésitez pas à nous faire part de vos remarques sur cet événement : si vous souhaitez arriver en cours d’après-midi (connaissant déjà le film par exemple) ou si vous étiez intéressés mais que la date ne vous convient pas…

     Au plaisir de vous voir nombreux pour ce nouveau samedi de l’APLAAL !

     Valete !
Estelle Zymny et Clémence Coget, coprésidentes de l’APLAAL.

L’APLAAL était à Paris, ce 10 octobre, vues et images vues

Rallye de l’APLAAL 2015 : Insula sub sole !

Samedi dernier 26 septembre a eu lieu le désormais célèbre rallye Mythique de rentrée. Hélios a permis aux 47 participants de profiter pleinement de cette belle après-midi de découverte des traces de l’antiquité dans le zoo de Lille. Le parcours nous a ensuite emmenés dans le Vieux-Lille et, après quelques surprises, au 28 Thiers, pour une remise de récompenses. Grâce au soutien de nos généreux mécènes et à l’inventivité des participants, chacun, petit ou grand a pu repartir avec un beau et concret souvenir de son périple lillois.

Quelques images des moments forts de cet événement…

Nous espérons vous voir nombreux aux différents événements qui seront organisés cette année.

Valete !

Clémence Coget et Estelle Zymny , co-présidentes de l’APLAAL.

Merci encore à nos partenaires : Arkéos, l’office de tourisme d’Arras, Asnapio, le Forum Antique de Bavay, le Centre Départemental d’Archéologie du Pas de Calais, la ville de Lille, le parc zoologique de Lille, le Louvre Lens et Nord Tourisme.

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